



À l’origine, il y avait un meuble en métal avec des paniers en plastique. Mais il a vieilli. Donc, on garde les paniers en plastique et on refait le reste.
Scie, ciseau, rabot et colle. C’est le plan, en tout cas.
Tout d’abord le plan
D’abord, quatre pieds, ce n’est pas obligatoire, mais il faut bien les choisir.

Il faut quelque chose pour tenir les paniers, des réglettes fines, qui serviront à la fois de support et de glissière.
Je les fixe dans des rainures le long des pieds, avec de la colle.

Nos pieds sont solidaires deux par deux. Woow !
Reste à faire tenir l’ensemble ensemble.
Avec des traverses en haut et en bas. Et pour la touche design, les traverses du haut seront dans la largeur et celles du bas dans la profondeur.

Les morceaux de bois se suivent… Ça fait un chemin… Comme un serpent qui se mord la queue.
Oui, mais du coup, en bas ça va s’écarter… Bon, tant pis, j’ajoute un renfort en bas… Ça ne se verra pas…

Mouais… C’est nul, mais bon.
Allez, version finale avec les paniers (en plastique moche).

Il est temps d’aller faire les courses.
Je n’ai pas de grosses machines, pas de scie à format, pas de scie circulaire, pas de raboteuse ou de dégauchisseuse.
Alors, je vais chercher des morceaux de bois les plus proches des versions finales.

J’ai trouvé des barres à banc (?). Ce ne sont pas des sections carrées et elles ont deux coins arrondis. Mais elles ne sont pas tordues et le bois est joli (c’est sans doute du sapin). Et elles sont assez dures pour mes compétences en ciseau à bois, enfin, j’espère.
Et des tasseaux en pin des Landes, pour les glissières.
Je commence par couper les longueurs, en gardant une marge de 10 mm, j’espère que ce sera suffisant. J’ai dû utiliser mes ciseaux trois fois, alors je ne me fais pas confiance.
Je coupe avec une scie japonaise, je commence par couper un ou deux millimètres sur chaque face en m’aidant d’une équerre. Ensuite, je coupe en diagonale.
Je suis assez content du résultat, j’ai de belles coupes.





Ce ne sont pas des sections carrées
Mon plan n’est pas bon, je dois m’adapter.
Mais ce sont surtout les coins arrondis qui me posent problème. Je pensais faire des assemblages à enfourchement.
Finalement, je vais faire ça.


J’ai commencé à réaliser cet assemblage sur des morceaux, pour me tester.
Mais j’ai découvert celui-ci à l’instant en écrivant cet article. Et je pense plutôt faire ça, c’est plus simple.

Je vais donc sans doute opter pour l’assemblage dit d’onglet à travers champ (fig. 2).
Mais en attendant…



Voilà le résultat collé et poncé au 120.
Je suis content du résultat, vraiment ! Clairement, mon trait n’était pas assez précis, mais mes découpes sont assez justes pour moi, en tout cas pour un essai.
(Le trou est dû à une coupe que j’ai faite sans tracé)




Les coins arrondis seront faits aux ciseaux à bois.
J’obtiens un résultat assez propre, mais pas parfait. Heureusement ! Si c’était parfait, on ne pourrait pas deviner que c’est fait à la main…
Aujourd’hui c’est pour de vrai.
Il est temps de passer aux choses sérieuses.
Je sais que je vais faire des erreurs, et que ça va me prendre la journée, mais bon. Rien qu’un peu de colle et de pâte à bois ne pourra corriger 🙂
Je commence par les assemblages à enfourchement du bas, ils sont plus simples et moins visibles. Idéal pour m’exercer.

Bon. Ce n’est pas si mal.
Au début, j’ai utilisé la scie pour dégrossir, mais j’ai fini par tout faire au ciseau à bois.
Je veux coller pour faire disparaître les défauts, mais je vais attendre, je dois être fort.
La suite, c’est l’assemblage du renfort du bas. Et ce sont des tenons mortaises non traversantes.



Là, je me suis bien planté !
Déjà, les longueurs n’étaient pas bonnes, parce que je n’ai pas correctement corrigé mon plan.
Bon, jusqu’ici, ce n’est pas trop grave, parce que je dois raccourcir. Mais je n’ai pas fait le bon assemblage, ce qui laisse apparaître un trou au niveau des arrondis.
Je vais peut-être corriger ça, mais pas maintenant.
Les assemblages du haut
Les quatre assemblages d’onglets à travers champs. (Ça se voit que je suis fier de connaître le terme technique, ou pas.)
Non, mais je fanfaronne là, je gagne du temps, pour ne pas vous montrer ça !

J’ai fait les mêmes coupes sur les quatre pieds. J’étais lancé ! Ça se passait bien, hop, hop. Alors qu’il fallait en faire deux en symétrie avec les deux autres.
Conclusion, je vais devoir raccourcir les pieds du meuble de quelques centimètres.
Mais bon, voilà le résultat.



J’ai eu un coup de ciseau malheureux qui sera vite corrigé.
Mais sinon ça va, c’est propre, je pense que les assemblages seront jolis.
Premier collage
Je commence par coller les assemblages du bas avant de m’occuper des glissières.
La petite subtilité, c’est que je n’ai pas de serre-joint. Eh oui !
Donc, je vous présente la ficelle no jutsu.


L’avantage de m’être trompé dans les longueurs, c’est que ça dépasse de partout, c’est pratique pour la ficelle. 😃
Les rainures
Les glissières seront fixées dans des rainures de 10 mm de profondeur.
Rainures que je vais faire au ciseau à bois pour changer 🙂
Une balade de santé, ça ne posera aucun souci.



Et effectivement, aucun souci. Mes rainures sont nickel, je suis fier. Et les glissières passent impeccablement bien.
Je vais faire un montage à blanc pour voir si tout est bon.

Et Merde !
Sur deux des pieds, j’ai fait les rainures du mauvais côté.
J’ai tourné autour de ce problème pendant plusieurs heures, ce n’est pas le moment de se précipiter.
Et la conclusion :
- Je peux aller racheter un bout de bois et recommencer, c’est encore la meilleure solution.
Mais bon, je suis radin. - Je peux aussi raccourcir les pieds, mais ça va réduire l’espace au-dessus du premier panier et ça ne m’arrange pas du tout.
- Et je peux faire sauter ce triangle et le recoller dans l’autre sens.
Ça va forcément se voir, mais c’est à moi de faire ça le mieux possible.
Bon, on verra ça plus tard !
Les glissières
Les glissières sont assez simples, je prends les tasseaux bruts, et j’arrondis deux des angles au ciseau à bois.
Je marque les arrondis avec un compas d’écolier.

Sur le plan, j’ai marqué la différence de couleur.
Ce n’était pas seulement pour la lisibilité, c’est le plan !
Les glissières seront teintées au brou de noix.
J’aimerais obtenir une teinte très sombre.
Je commence par une simple application au pinceau, mais cela ne me paraît pas suffisamment efficace. Du coup, j’opte pour un bain de brou de noix. Je fabrique un récipient en papier d’aluminium, parce que je n’ai pas mieux. (Et j’ai très peur de faire une connerie et d’en foutre partout.)
J’ai testé un bain de quelques secondes, puis séchage, puis bain, etc.
Le résultat est plus sombre que sur la dernière photo, qui ne rend pas hommage.




Il est temps de corriger la grosse bourde
Finie la période de réflexion, il est venu le moment d’agir. J’ai décidé de couper le triangle flottant pour le recoller de l’autre côté.



Bon… bon, bon, bon !

Ça s’est fait sans trop de soucis. Bon, ça va se voir forcément, mais le collage est suffisamment solide.
Il est temps de corriger la grosse bourde – 2
Eh oui ! Mon erreur se manifeste d’une autre manière.
L’une des mortaises du bas se retrouve dans le mauvais sens.
J’aurais pu décoller cette partie pour la coller dans l’autre sens, mais je n’y ai pas pensé…


À la place, j’ai fabriqué une pièce. C’est quand même plus amusant comme ça !



Arrondir les coins
D’abord, je peux enfin terminer le collage complet de la structure.


Il me reste à arrondir les coins. Je m’y prends comme pour le test du début.
Je trace au compas d’écolier et je retire le surplus au ciseau à bois.
Ensuite, je termine avec du papier de verre. J’adore cette étape, c’est tellement agréable, tout doux, sans défaut.


Huile de lin et Conclusion
Il est grand temps de faire apparaître tous les défauts… et les fibres du bois, avec plusieurs couches d’huile de lin.


Mon avis sur le résultat final :
J’apprécie la solidité de la structure, elle semble bien rigide lors de la manipulation. Cependant, l’ensemble n’est pas suffisamment large pour être harmonieux. De plus, le rendu des couleurs du bois n’est pas optimal ; je m’attendais à obtenir un ton plus doré ou miel.
Maintenant la construction :
J’ai commis des erreurs qui ne sont pas vraiment excusables. Si cela avait été un travail professionnel ou un projet d’étudiant, je me serais probablement donné une mauvaise note.
La principale raison de ces erreurs réside dans mon manque de préparation au niveau du plan. Je n’ai pas pris en compte le bois que j’avais acheté, ce qui a entraîné des erreurs de coupe sur les longueurs et une perte de bois inutile. De plus, je n’ai pas suffisamment pris le temps de préparer les assemblages correctement.
Et je n’ai pas assez pris mon temps, pas suffisamment présenté les pièces de bois.
Pas assez de montage à blanc, pas assez de signes d’établissement.
En d’autre terme, je suis un noob.
Mais j’ai fini 😃 !